
Le GT Effectifs et le GS 32H se sont déroulés les 24 et 25 janvier. Ces deux réunions ont permis de distribuer les ressources disponibles pour l’année 2012. Comme l’UNSA-ICNA l’a trop souvent souligné, le manque de recrutements d’aujourd’hui se paiera tôt ou tard.
Ainsi, cette année, ne sont disponibles que deux promotions ENAC (une affectée en février et une en décembre) et 20 ressources supplémentaires constituées par des RUE (Ressortissants de l’Union Européenne), EP/SP et anciens militaires. Triste constat pour se préparer à la croissance inévitable du trafic aérien et à la mise en place d’outils nouveaux (4-flight, ERATO, SYSAT…)

La politique approches de la DSNA, à savoir la réduction du nombre d'approches à une quinzaine, s'apparente à un véritable plan social. Les personnels sont légitimement inquiets pour leur avenir, d'autant plus que de nombreuses questions se posent, auxquelles la DSNA n'apporte aucune réponse.

La DSNA, tout comme les autres prestataires européens, a remis son plan de performance à la Commission Européenne, pour les années 2012-2014. Ce plan tente de répondre aux exigences communautaires de capacité, d’efficacité économique, d’environnement (pour l’en-route) et de sécurité, cette dernière n’étant clairement pas la priorité de la Commission. Cependant, ce n’est pas un délire technocratique de plus qu’on enterrera à la première occasion. Avec l’abandon du principe de recouvrement de coûts, ce plan de performance servira à déterminer notre taux de redevance, et par conséquent notre budget pour les 3 ans à venir. Et à quelques ajustements conjoncturels près, il engage la DSNA.
Les exigences fixées par la Commission Européenne ont été dénoncées comme irréalistes par les organisations syndicales, mais le lobby des compagnies aériennes a bien fonctionné et la Commission réticente à revoir sa copie, pourrait demander aux Etats de s’entendre, ce qui n’est pas forcément bon signe vu la situation européenne actuelle.
L’UNSA-ICNA a analysé les différents plans, en particulier ceux de la DSNA et de notre voisin allemand, dont le modèle économique est encensé bien au-delà de la seule navigation aérienne. L’Allemagne a bien compris qu’il faut recruter pour que le trafic passe, dans un contexte de modification important de son dispositif circulation aérienne (4e piste à Francfort par exemple), et elle justifie ainsi le fait qu’elle n’atteindra pas du tout les objectifs fixés par la Commission en terme de réduction des redevances (-3% prévus sur 3 ans pour un objectif fixé de -4,5% par an). La France, qui a déjà un taux de redevance beaucoup plus faible que le taux allemand, joue le bon élève (-7% sur 3 ans) mais à quel prix : trop peu de recrutements, fermeture d’approches, endettement programmé de la DSNA, etc. Qu’y gagne-t-on ? Les ICNA assurément rien, nos brillants managers auront peut-être le droit à une belle image et sûrement à une prime de résultats. Sauf que lorsque le bateau coulera, nous serons encore là, eux non !

Grâce aux 22,5% d’ICNA nous ayant fait confiance à l’occasion des élections profes-sionnelles, l’UNSA-ICNA a obtenu deux sièges à la CAP/ICNA. Le 13 décembre 2011 s'est déroulée la première CAP de corps à laquelle l'UNSA-ICNA a pu siéger. Les ca-pistes ont pu découvrir son fonctionnement et s'étonnent en particulier du traitement des candidatures sur les postes d'assistants de subdivision.

Lors du CT/DSNA du 8 décembre, à l’occasion d’une « question diverse » de l’UNSA-ICNA et de l’USAC-CGT, le DSNA a rendu publique l’existence de DSNA@Export, « filiale » de la DSNA spécialisée dans la vente à l’étranger de produits ATM. Fonctionnant de manière opaque et cooptant ses collaborateurs, DSNA@Export pose, en ces temps de dialogue social troublé, un vrai problème de méthode et une sérieuse question morale.

Dans le cadre du Projet de Loi de Finances pour 2012, le Gouvernement a proposé l’instauration d’une « journée de carence » (i.e. un jour forfaitaire non payé) pour les arrêts maladie dans la Fonction Publique. Bien que retoquée la semaine dernière par le Sénat, son adoption prochaine par l’Assemblée Nationale (qui a le dernier mot) ne fait aucun doute.
Si cette mesure est éminemment choquante en tant que citoyen et en tant que fonctionnaire, elle est d’autant plus inacceptable dans notre secteur d’activité que depuis 10 ans, les textes européens imposent à l’administration de mettre en place des procédures pour qu’un ICNA malade n’ait pas à contrôler… et n’a toujours rien fait ! L’UNSA-ICNA rappelle les droits et les devoirs de chacun.

L’ouverture d’Etats Généraux sur la Retraite a été annoncée à l’automne 2010 pour calmer les ardeurs des ICNA voulant faire entendre la spécificité de leur métier lors de la réforme Woerth des retraites. Plus d’un an après, les choses n’ont pas bougé et la loi Woerth s’applique bel et bien aux ICNA.
Si le mécontentement ne s’est plus exprimé formellement depuis, il n’en est pas moins présent. La dernière phase de ces Etats Généraux devra donc apporter rapidement des avancées concrètes : les ICNA ont de grandes attentes !

Officiellement lancés en juin 2011, les Etats Généraux « Cadres et Experts » ont pour but d’évoquer l’ensemble des problèmes vécus par les personnels de l’encadrement de la DGAC, et d’y trouver des solutions. La deuxième réunion de préparation de ces Etats Généraux s’est déroulée ce mardi 15 novembre.
Après une première heure passée à refaire le GT indemnitaire (le Secrétaire Général considérant que celui-ci s’était « bien passé » - sic !), les travaux ont repris pour définir la méthodologie et lancer un certain nombre de GT. L’occasion pour certains, les élections passées, de faire de l’anti-ICNA débridé, et pour l’UNSA-ICNA de remettre les pendules à l’heure !

Lors de ce premier GT post élections professionnelles, l’administration entame le dialogue social sur un bien mauvais pied, en ne respectant pas ses corps techniques.
La transformation de notre régime indemnitaire n’est pourtant pas un sujet à prendre à la légère et l’UNSA (ICNA, IESSA, UTCAC) était venue dans un état d’esprit constructif avec, comme toujours, des propositions concrètes. L’administration s’est cantonnée, pendant deux heures, à expliquer qu’elle ne pouvait rien faire, rien proposer.
Elle est même revenue sur l’engagement qu’elle avait pris lors du dernier CTP DGAC, de rattraper les effets induits par le gel des primes (depuis la suppression de toute indexation en août 2010), brisant ainsi le climat de confiance auquel voulait croire l’UNSA.

Les résultats définitifs des élections sont désormais connus. Le message est clair, les personnels veulent des syndicats combatifs mais capables aussi d’avancer dans le contexte actuel peu rassurant. L’UNSA, grâce notamment à l’UNSA-ICNA, incarne ces valeurs et devient la deuxième force syndicale au sein de la DGAC et de la DSNA.
L’UNSA-ICNA remercie tous les ICNA qui nous ont soutenus pour que ce nouvel élan au sein de la profession soit possible, nos sections de métropole et d’outre mer qui n’ont pas ménagé leur peine, l’UNSA-IESSA sans qui cette aventure n’aurait pu débuter au sein de l’UNSA.

La tournée électorale de l’UNSA-ICNA touche à sa fin. Le scrutin des prochaines élections professionnelles sera officiellement ouvert ce 18 octobre, même si dans la plupart des centres, de nombreux ICNA ont déjà voté par correspondance.
Quel que soit le résultat des urnes, le Bureau national et les sections locales de l’UNSA-ICNA tiennent à vous adresser un grand merci pour être venus à la rencontre de notre syndicat.

Il n’y a pas si longtemps, les ICNA étaient respectés, voire craints par leur administration. Désormais, ils sont méprisés et leur avis le plus souvent ignoré…
Ce n’est pas une fatalité ! Cela ne dépend que de vous pour que les choses changent !

Autant au cours de notre tournée que par tracts, (jusqu’à plusieurs par jour) les différentes composantes de l’UNSA sont victimes d’attaques mensongères. Certes, nous sommes en période électorale et le débat doit exister, mais est‐il nécessaire de l’abaisser à ce niveau ?
Visiblement l’UNSA représente une forme de syndicalisme qui dérange et qui bouscule les ordres établis.

La campagne électorale touche à sa fin. Les ICNA ont pu prendre connaissance des différents projets, rencontrer les Bureaux Nationaux, et ont été abreuvés de dizaines de plaquettes et de communiqués…
Au travers de leur bulletin de vote, les ICNA vont désormais devoir faire le bon choix. Rappelons que ces élections constituent LE grand référendum qu’attend la DGAC pour savoir dans quelle direction les ICNA veulent s’engager : Fonction Publique, ou saut européen ? Statut ICNA, ou statut ATCO ? Corps unique d’encadrement, ou reconnaissance de l’expertise ?

Trop de syndicats se sont perdus à vouloir faire de la haute politique et à oublier au passage les fondamentaux : la défense des ICNA et de leurs conditions de travail.
Dès sa création, l’UNSA-ICNA s’est positionné comme LE syndicat des conditions de travail, aujourd’hui durement attaquées.

L’UNSA-ICNA fait de la cohésion du corps un fondamental. Différencier les âges et modalités de départ à la retraite entre ICNA en salle et hors salle créerait les conditions d’une scission du corps nous faisant revenir 20 ans en arrière.
L'UNSA-ICNA oeuvrera à la revalorisation du taux de remplacement, préoccupation constante des ICNA.

Dans une France de plus en plus libérale, la Fonction publique est attaquée de toutes parts, et « fonctionnaire » en deviendrait presque une insulte.
Pourtant, c’est le cadre le plus adapté pour notre activité, et une chance pour les ICNA. Ne tombons pas dans ce travers : n’ayons pas honte de la Fonction publique !

L’UNSA-ICNA s’opposera à la volonté dogmatique de la DSNA de déclasser des terrains et à toute ouverture du contrôle d’aérodrome en France à d’autres ANSP que la DSNA.
L’UNSA-ICNA défendra pour nos approches des espaces et une réglementation adaptés, des effectifs en plus et des moyens techniques modernes.